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mercredi 13 février 2013
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Installation d’un terrain de rencontre et de réflexion.
Dans le quartier du Sentier se concentrent des plis de l’histoire migratoire, qui façonnent l’histoire du quartier même. Les géographies entremêlées des noms des rues, des origines des habitants et travailleurs, créent le « texte » du tissu urbain.
Le projet TEXTILTEXT se place aux racines du textile : trames et chaînes étaient déjà un texte bien avant l’invention de l’écriture. TEXTILTEXT récupère la calligraphie des chutes de tissu ; ainsi s’écrit le corps par fragments de chutes, et de récit en récit, de chute en chute vers le haut, se construit un texte sans fin.
Les chutes de tissus sont un résidu de vie d’une masse importante de la population urbaine, ce paysage de notre seconde peau, aux goûts tout frais et déjà consommés dans le vertige accéléré du marketing.
Parcours de réalisation du projet
1. Collectage des chutes
En collaboration avec d'autres associations, le projet prévoit un collectage de sacs de poubelles contenant les chutes fraîches des ateliers de confection ; ces sacs seront déposés dans les lieux des ateliers.
2. L'installation
Installation d’une marée de chutes dans une grande salle, où les visiteurs s'immergent. Paysage dense et fluide en couleurs, en textures, en récits secrets, l'installation devient le terrain de rencontre et de réflexion, invitant chacun à se détendre et defendre sa place. Dans cette réalité urbaine forte, mise en forme de rêve, les visiteurs deviennent les acteurs ; ils se retrouvent dans l’expérience du face à face.
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3. Les activités
Dans la marée onirique, chaque visiteur pourra réactiver les chutes selon son propre désire, en créant des œuvres éphémères. La possibilité de se retrouver dans un lieu inventé, en postures libérées, sera le déclencheur pour découvrir une nouvelle manière d'écoute, dans tous les sens.
Au départ, on choisi de travailler l'agrégation par la médiation d'une intention artistique, qui a comme noyau, les restes des procédés textiles du territoire : réunir dans les lieux publics, les associations, les écoles, les maisons de retraite ou pour les personnes handicapées, et impliquer les citoyens à utiliser le déchet en vue de créer des œuvres collectives : des tissages de diverses natures pour une dynamique collective et créative.
De cette manière, on active la circulation d'un produit qu'autrement serait parti pour les déchetteries. La nécessité de recycler les déchets est une question cruciale aujourd'hui, et dans la symbolique est important que cela se fait par l'invention d'un langage artistique de la collectivité.
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